Chauffe qui peut : la rénovation énergétique n’aura plus de secret pour vous !

Quand on parle d’économie d’énergie il faut avoir en tête deux choses : la première étant que la loi du R.241-26 du 1 janvier 2016 précise que votre logement ne doit pas dépasser une température de 19 degrés. Ainsi et si vous avez un peu froid si vous êtes en maillot de bain chez vous en plein mois de janvier, on vous conseille de mettre un pull plutôt que de monter la température de votre chauffage.

C’est ainsi que vous allez vous isoler du froid, et en faire de même pour votre maison… Parce que oui… l’hiver fait partie de la fluctuation naturelle des saisons, et bien que l’on aime en général d’avantage la chaleur, le soleil, le fait de se découvrir, de ne pas avoir à penser à son blouson, de vivre les fenêtres ouvertes… Il n’en est pas moins important d’accepter ce phénomène naturel qu’est la saisonnalité. Et pour vivre un hiver confortable, au chaud chez vous, il est important de prendre quelques éléments en considérations.

Au commencement, il y a l’isolation

 Comme dit métaphoriquement un peu plus haut, lorsque nous avons froid, notre premier réflexe est de nous couvrir… Mais qu’en est-il de notre maison ? L’avons-nous assez préparée ? L’avons-nous suffisamment protégée ? Avons-nous fait le tour de chaque pièce, vérifié chaque interstice, pour enrayer la fuite de cette précieuse chaleur que nous cherchons tant à préserver ?

Nous connaissons tous cette personne qui vient nous rendre visite l’hiver, et qui, la porte entrebâillée, nous adresse un énième « au revoir », « et au faite, savais-tu que… » … Pendant qu’intérieurement nous trépignons, en sentant rentrer le froid, en nous disant « ferme donc cette porte » ! Et si nous étions quelquefois cette personne ? Et si notre maison nous réclamait d’être un peu plus attentifs, sentant la déperdition de chaleur d’énergie par les moindres recoins ?

Si ces questions vous tourmentent ou que vous vous reconnaissez dans ces quelques lignes, alors les conseils suivants sont faits pour vous.

La rénovation énergétique, par où commencer ?

 La rénovation énergétique est l’une des meilleures façons de faire des économies d’énergie, de rendre votre habitat plus « green », plus durable, plus économique. Cette rénovation, dite thermique, est le moyen idéal pour diminuer vos factures d’énergie. Depuis quelques temps, l’état propose des aides financières non négligeables, pour ces travaux qui à prime-abord sont assez onéreux (selon ce qu’il y a à faire). Mais prenons plutôt ça pour un investissement sur le long terme, un investissement pour un meilleur confort de vie.

 Il était une fois l’isolation…

En isolant votre logement vous pourriez faire en moyenne 27% d’économies sur votre consommation énergétique. En effet, selon les études de l’ANH (Agence Nationale de l’Habitat), environ 30% des déperditions de chaleur se font par la toiture, entre 10 et 20% par les fenêtres, 20% par les murs, 10% par le sol… Impressionnant, n’est-ce pas ? Et ce n’est qu’une moyenne. Sachant cela, il nous semble primordial que la rénovation thermique commence par l’isolation de votre bien : faites le tour, notez chaque interstice, chaque petit endroit où pourrait passer le moindre courant d’air. Touchez également les murs, ressentez l’humidité, montez au grenier pour faire le point sur l’isolation des combles, qu’en est-il de votre sous-sol, etcetera, etcetera…

Une fois l’état des lieux fait, place à l’isolation !

Il existe pour ce faire, différents isolants thermiques mais si nous avons un conseil à vous donner et surtout si l’objet de la rénovation se trouve dans notre région, région appréciée par nos amis les bêtes et surtout les termites : dans le cas où votre maison ne propose aucune barrière contre ceux-ci, soyez vigilants en cas d’utilisation de cellulose ! Vous la trouvez dans la laine de bois souple, la laine de chanvre et surtout dans l’ouate de cellulose. Cet isolant a certainement fait ses preuves mais quelques précautions sont cependant recommandées en amont pour protéger votre maison contre les termites.

En contrepartie, il est tout à fait possible d’isoler votre maison avec de la laine de mouton. Cela se fait de plus en plus dans le sud-ouest. Les avantages sont nombreux : zéro cellulose, produit naturel ne nécessitant aucune transformation, isolant durable. C’est un exemple parmi d’autres, le mieux pour vous étant tout de même de faire appel à un professionnel pour connaitre la solution la plus optimisée pour votre cas de figure, chaque habitat étant différent.

À la ventilation, vous penserez !

Un logement correctement ventilé est un logement plus économique. Il y a plusieurs moyens d’optimiser la circulation de l’air ambiant, afin de réguler la température, été comme hiver. Pourquoi ventiler ? Cela permet aux polluants et à l’excès d’humidité d’être évacués, et évite donc de créer un terrain de jeu propice aux moisissures. Point de vue santé et bien-être, un logement mal ventilé augmente le risque de pathologies respiratoires.

Il existe différents types de ventilation dont notamment la VMC, anagramme pour Ventilation Mécanique Contrôlée qui fonctionne de manière très simple : l’air entre dans la maison au niveau des pièces de vie (séjour, chambre, bureau) et est extrait de celle-ci au niveau des pièces de services où se trouvent les points d’eau (cuisine, salle de bains, WC).

Deux types de VMC existent : la VMC à simple flux, la plus fréquente ; et la VMC double flux avec récupération de chaleur.

Dans le cadre d’une VMC simple flux, l’air extérieur traverse d’abord les pièces de vie et est ensuite évacué par les pièces de service (comme mentionné plus haut). Il y a deux principes, un flux simple et autoréglable à débit d’air constant ne variant pas en fonction des conditions extérieures (vent, pluie, humidité) et intérieures (nombre d’occupants, chaleur, humidité). Le système hygroréglable, quant à lui, a un débit variant en fonction de l’humidité intérieure.

Abordons maintenant la VMC double flux, avec système de récupération de chaleur. On privilégiera son installation aux logements bien isolés. Ce système limite fortement les déperditions de chaleur liées à la ventilation en récupérant l’air de la maison pour réchauffer l’air extérieur avant que celui-ci ne rentre dans l’habitation.

Voici le fonctionnement :

  1. Un circuit insuffle l’air neuf dans les pièces de vie. Cet air frais est filtré, préchauffé dans un échangeur de chaleur et ensuite pulsé par ventilateur dans les pièces principales à travers des bouches d’insufflation ;
  2. Un second circuit récupère l’air usagé dans les pièces de service : cuisine, salle de bains, WC. Cet air est filtré et la chaleur récupérée au niveau de l’échangeur est transmise dans le circuit d’air neuf. L’air extrait est ensuite évacué vers l’extérieur.

Cette deuxième catégorie de VMC consomme plus d’électricité mais offre d’importantes économies de chauffage : jusqu’à 70% de la chaleur contenue dans l’air usagé en est extrait. Un tel système de ventilation n’est cependant pas efficace si le logement n’a pas fait au préalable l’objet d’une rénovation thermique de qualité.

Citons simplement qu’il existe d’autres types de ventilation dont la VMR (ventilation mécanique répartie) fonctionnant sur le principe d’aérateurs individuels placés dans les pièces de service, le système fonctionne de manière similaire que la VMC : l’air frais balaie la maison depuis les pièces de vie et est extraite par les pièces de service. Le principe du puits climatique, fonctionne par récupération d’air, par un conduit souterrain, récupérant ainsi la chaleur de la terre avant de souffler l’air neuf dans l’habitat. Ce principe assez complexe à mettre en œuvre nécessite un grand terrain et est intéressant notamment dans les régions soumises à de fortes variations de température (utilisées au Canada par exemple pour les galeries souterraines).

Quelle source de chaleur choisir pour ma maison ?

Cela fait quelques années que les énergies fossiles déprécient. Le gaz, dont le coût augmente depuis peu quasiment mensuellement, reste néanmoins l’énergie fossile au meilleur rendement. Au-delà de l’électrique, voici quelques alternatives intéressantes à prendre en considération avant de vous lancer dans le changement de votre source de chaleur.

Avant de commencer, zoom sur les différentes pompes à chaleur :

 Une pompe à chaleur, c’est quoi, au juste ? Une pompe à chaleur se constitue de deux unités distinctes : la première située à l’extérieur a pour rôle de recueillir les calories présentes dans l’air, l’eau ou la terre (selon la PAC choisie), et la seconde placée à l’intérieur du logement, utilise les calories captées pour chauffer l’habitat.

La PAC air-air, est une pompe à chaleur aérothermique puisant les calories dans l’air, avant de les transformer en chaleur. Ensuite, la PAC air-eau, se constitue de 4 éléments : un évaporateur, un compresseur, un condenseur et un détendeur. Ce système permet de chauffer l’eau à l’aide des calories captées dans l’air, avant de la faire circuler dans les radiateurs. Finalement, plus rare, la pompe à chaleur terre-eau ou pompe à chaleur géothermique. Celle-ci prélève la chaleur contenue dans le sol, à l’aide d’un réseau de capteurs enterrés.

Le poêle à granulés (ou pellets) … avec fonction hydro possible

 Comme mentionné plus haut, le fioul est amené à disparaitre, générant une expansion du marché des poêles à granulés. Ces poêles sont conçus pour chauffer rapidement et efficacement, à partir d’une énergie renouvelable. Les granulés sont des petits bâtonnets cylindriques issus du compactage des résidus de scieries, naturels sans colle ou additif. Le rendement de ce type de poêles peut facilement atteindre les 90%, et un système d’alimentation automatique permet une chaleur constante et une autonomie tout au long de la journée. Peu polluant, ce poêle nécessite, en revanche, de l’électricité pour fonctionner.

Il existe une technologie extrêmement performante qui est le poêle à granulés hydro, technologie permettant d’installer un chauffage central ou un ballon d’eau chaude dont la source de chaleur est le poêle central. Diverses installations sont possibles, l’idéal étant de faire appel à un professionnel pour cibler au mieux vos besoins.

 Le ballon thermodynamique

Le ballon ou chauffe-eau thermodynamique est un système de production d’eau chaude composé d’une pompe à chaleur et d’un ballon de stockage d’eau. Son fonctionnement est le suivant : il capte l’air ambiant pour en extraire les calories, utilisées pour chauffer l’eau sanitaire. Assez imposant, et bruyant, ce genre de chauffe-eau est incompatible avec une vie en appartement. Il faut donc absolument avoir un local non chauffé et bien isolé du reste de la maison pour l’installer.

Le chauffe-eau à condensation

Le fonctionnement standard du chauffe-eau au gaz, permet aux surplus thermiques de s’évacuer via les fumées. Le principe du chauffe-eau à condensation est le suivant : il récupère une partie de l’énergie perdue (qui s’évapore par les fumées) pour améliorer son rendement. En se condensant, la vapeur rend une partie de la chaleur dont elle a eu besoin pour se vaporiser. Le résultat ? Un transfert de chaleur entre gaz de combustion et eau plus efficace.

Le chauffe-eau solaire

Le chauffe-eau solaire est un système de production d’eau chaude basé sur une énergie verte et gratuite : le soleil. Ce système permet de réduire la facture d’eau chaude de 75%, rendant l’amortissement d’un tel investissement assez rapide.

Le fonctionnement est tel : l’énergie solaire est captée et absorbée par un fluide caloporteur restituant la chaleur dans le ballon d’eau chaude. Ce ballon stocke l’eau et la restitue en fonction de vos besoins. Un tel chauffe-eau permet de couvrir à minima 50% des besoins en eau sanitaire de votre maison. Attention cependant, si vous vivez dans des régions avec un faible taux d’ensoleillement, cette solution n’est probablement pas faite pour vous.

À chaque profil, à chaque habitat, une solution adaptée

Comme vous avez pu le lire, il y a pour chaque profil une solution adaptée : en terme de rendement, de coût, d’investissement, de résultat souhaité, et j’en passe. N’oubliez pas que nous ne remplaçons en aucun cas l’avis d’un professionnel, aussi pensez à faire la demande d’un bilan énergétique de votre maison pour des conseils sur mesure. Nous vous souhaitons une très belle fin d’hiver, sur la Côte Basque ou ailleurs, prenez soin de vous, prenez soin de votre maison.

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